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Détermination de la lumination à la prise de vue
 
La diffusion atmosphérique
 
 

Même en l'absence de toute brume, c'est-à-dire par beau temps et loin des cités industrielles, l'air de notre atmosphère renferme de multiples gouttelettes d'eau et poussières variées. Bien qu'invisibles, ces particules microscopiques n'en constituent pas moins des obstacles à la propagation de la lumière. En particulier, des rayons venant d'une zone de hautes lumières du sujet et se propageant vers l'objectif peuvent, suite à la rencontre avec de telles particules, être subitement déviés dans des directions imprévisibles. Au fur et à mesure que nous nous éloignons du sujet, ce phénomène se multiplie et la luminance des hautes lumières nous apparaît ainsi de moins en moins élevée. Inversement, la luminance des ombres du sujet croît avec la distance d'observation en raison de la luminance parasite résultant de la diffusion atmosphérique de la lumière ambiante. D'où les habituelles conséquences du phénomène de diffusion atmosphérique :

– Le sujet perd du contraste. On s'en rend compte surtout en photographiant des sujets éloignés au téléobjectif (grande distance d'observation) ou par temps brumeux (concentration de particules dans l'air plus élevée).

– Lors d'une détermination de lumination à l'aide d'un posemètre indépendant – quelques rares photographes l'utilisent encore – dont l'angle de mesure est de l'ordre de 30 à 40°, il est donc nécessaire que l'opérateur s'approche du sujet s'il désire faire une mesure sélective. Or, spécialement dans le cas de mesure sélective sur les ombres, l'écart entre la luminance mesurée à proximité du sujet et celle enregistrée à l'emplacement de l'appareil photographique peut correspondre à plusieurs divisions de diaphragme si la distance sujet-appareil est importante (quelques vingtaines de mètres) ou si le temps est brumeux.

Bref, si l'on veut être rigoureux, il faut toujours considérer les luminances apparentes (et corollairement, le contraste apparent du sujet) perçues de la position où se trouve l'appareil photographique. Lorsque la distance sujet-appareil dépasse une dizaine de mètres, la mesure sélective à proximité des ombres du sujet conduit à une surexposition qui n'est plus négligeable. On doit alors corriger en conséquence la réponse du posemètre... à moins d'utiliser un spotmètre (angle de mesure compris entre 1 et 3°), instrument remarquable qui permet une mesure ponctuelle à distance en négligeant ainsi l'influence du phénomène de diffusion atmosphérique. Cela dit, avec les appareils automatiques d'aujourd'hui, le photographe peut complètement ignorer ce dernier en préparant sa prise de vue !

 
 
Copyright © Claude Bouchot