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Le tirage par agrandissement
 
Recommandations générales au tirage
 
 

Celles-ci viennent s'ajouter aux conseils déjà donnés à la page dédiée à la détermination de la lumination au tirage.

– Point n'est nécessaire d'observer un tireur à l'œuvre pour s'assurer s'il travaille consciencieusement et proprement. L'état de « blancheur » de sa blouse, des torchons utilisés, le la toile de la glaceuse (excellent indicateur de la qualité du lavage des épreuves), la présence ou non de taches sur les murs, le matériel ou la paillasse, constituent autant de signes infaillibles pouvant d'emblée nous renseigner sur ce point. Pour le technicien manifestant ces deux qualités – impératives au laboratoire –, il est aussi plus facile de lutter contre la poussière, une ennemie redoutable en photographie contre laquelle il n'a pas été trouvé de parade vraiment efficace. Malheureusement, pour les fumeurs invétérés, il s'agit là d'un combat perdu d'avance (encore une raison de cesser de fumer !).

– Outre la poussière, il est indispensable d'éliminer toute lumière parasite au sein du local que celle-ci provienne de l'extérieur ou s'échappe de la boîte à lumière de l'agrandisseur. On sait que cette lumière parasite, distribuée uniformément sur la surface sensible, provoque une diminution plus ou moins grande du contraste de l'image projetée.

– L'agrandisseur, pièce maîtresse du laboratoire photo, doit être parfaitement stable, sa boîte à lumière, bien ventilée et son objectif, d'excellente qualité.

– L'usage d'une ouverture de diaphragme moyenne (f/11 ou f/16) contribue également à une meilleure qualité de l'image.

– La « mise au point sur grain » est vivement conseillée. Celle-ci se réalise avec un petit appareil spécial (citons, entre autres, le vérificateur Scoponet) muni d'un oculaire permettant de voir avec un grandissement élevé, l'image de la structure du grain du négatif.

– Le temps d'exposition ne doit pas être trop bref, ce qui implique un bon choix de la puissance de la lampe de l'agrandisseur. En effet, une éventuelle intervention sur le contraste de l'image du négatif (maquillage) exige un temps d'exposition d'au moins 10 secondes. Pour être précis, il est idéal que ce dernier soit gouverné par un bon compte-pose, appareil ayant rapidement détrôné le métronome de nos ancêtres photographes et désormais souvent couplé au posemètre d'agrandissement.

– Bien qu'apparemment secondaires par rapport au développement, les phases finales du traitement des émulsions positives ne tolèrent aucune négligence. Seuls un fixage et un lavage corrects assurent la bonne conservation des épreuves. Pour des papiers traditionnels (non imperméables), il faut compter 8 à 10 minutes de fixage dans les conditions suivantes : fixateur à l'hyposulfite (ou thiosulfate) de sodium (c'est le plus usuel), teneur en thiosulfate : 25 %, solution neuve, agitation intermittente et température de 20°. Avec 1 litre de bain, on fixe environ une trentaine de feuilles de papier de format 18 x 24 cm. Aussitôt le fixage, un lavage efficace permet d'éliminer le fixateur des papiers (et en même temps, de conserver la toile de la glaceuse dans son état de blancheur initial !). Toujours pour des papiers non imperméables, la durée de cette opération peut varier de 30 à 90 mn selon l'épaisseur des papiers, le type d'agitation, le volume du bain de lavage, la fréquence de renouvellement de l'eau et la température de l'eau (plus celle-ci est élevée, plus le lavage est rapide). Signalons que les papiers imperméables nécessitent un fixage et un lavage de quelques minutes seulement. Généralement, on trouve les conditions exactes de fixage et de lavage des émulsions positives dans les notices techniques des fabricants.

 
 
Copyright © Claude Bouchot